La Magie de Salvador de Bahia



Coucou les amis,
Ça fait longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles je sais, le rythme de mon voyage s’est pas mal accéléré je dois dire. D’ailleurs je m’excuse par avance de la taille de cet article, j’espère qu’il y aura des courageux qui aiment lire 😂…
Alors actuellement et depuis le 23 janvier je suis à Salvador, dans l’état de Bahia, ancienne capitale du Brésil.
Pour commencer j’ai eu pas mal de difficultés à quitter Rio de Janeiro, puisque j’ai été émerveillée par son côté brillant, ses paysages, son mode de vie extravagant. J’étais inquiète de ce que me réservait la suite, on ne m’avait pas dit que du bien de ma future destination j’étais donc un peu réticente.
Mais en arrivant à Salvador de Bahia, j’ai tout de suite été conquise ! J’ai quitté Rio à 4h du matin, pour arriver à Salvador à 5h (il y a une heure de décalage par rapport à Rio, donc un petit vol de 2h, pour faire une distance de 1600km à peu près). A mon arrivée le soleil n’était pas encore levé, et j’ai vite été conduite à l’hotel par mon Uber. L’auberge où je loge est en bord de plage, dans le quartier d’Itapua, un peu éloigné du centre ville (15 km à peu près).
Mon Uber m’a donc laissée en bord de plage a l’aube…. Et c’est la que la magie a opéré !!!
Au lieu d’aller à l’auberge, je me suis calée la, sur le sable pour regarder le soleil se lever, accoudée à mon sac à dos, à écouter le bruit des vagues au rythme du ressac…. 2 heures durant… Jusqu’à ce qu’une pluie tropicale me force à bouger de la ! Ici les pluies sont brèves mais fortes, en 10 min, le temps que je ramasse mes affaires, remette mes chaussures et reparte j’étais trempée jusqu’aux os.

Une belle amitié



L’auberge Quintal da Sereia (la cour de la sirène) à des allures de baraque de pêcheurs et c’est donc ici que je me suis réfugiée pour échapper à la pluie. J’ai pris place dans le dortoir où une dizaine d’autres personnes dormait du sommeil du juste.






C’est donc la que j’ai rencontré Fernanda (une brésilienne), Sabrina et Caroline (argentines elles), j’étais pas mal sur mes gardes au départ , puis nous avons commencé à échanger et nous avons décidé de passer la journée ensemble à la plage.
Et c’est la qu’est née une belle amitié !!! Ces jeunes filles (bien plus jeunes que moi mdr, elles ont toutes 24 ans) sont des nanas intelligentes, cultivées et surtout totalement féministes. Fernanda nous a fait part de son vécu en tant que femme brésilienne dans un pays tel que le Brésil, un pays métissé mais divisé. Elle nous a expliqué les difficultés à être une femme noire dans un pays de colonisation, d’offenses, et d’humiliations. Par elle nous avons appris qu’au Brésil il y a énormément de racisme. Il y a très très peu de personnes noires dans les universités, que ça coûte cher d’étudier, il existe cependant des bourses au mérite, qui permettent aux enfants défavorisés de pouvoir étudier. Fernanda à reçu une de ces bourse au mérite, et à étudié dans une de ces universités, et nous a raconté qu’elle avait reçu des remarques racistes de ses camarades blancs, (qui n’arrivaient pas à voir le tableau à cause de ses cheveux crépus…) et ce n’est qu’une anecdote parmi d’autres.



Les deux argentines Sabri et Caro sont elles des militantes pour la cause féministe. Étudiantes en sciences politiques, elles ont à cœur la cause féminine et ont fait leur le combat pour la légalisation de l’avortement en Argentine. Ce qu’il faut savoir c’est que l’avortement est interdit dans la plupart des pays d’Amérique latine. Au Brésil, un marché noir s’est développé à ce sujet d’ailleurs.
D’un côté beaucoup de femmes blanches y ont recours mais via des cliniques privées, moyennant finance (puisqu’elles en ont les moyens) , et d’autre part beaucoup de femmes noires également, via des méthodes plus dangereuses, des médecins clandestins, ou simplement toutes seules à la maison. Ces techniques très dangereuses, trop souvent mortelles pour leurs utilisatrices.






Et c’est ainsi, au rythme de nos sorties à la plage, que s’est forgée notre amitié, ponctuée non seulement de rires et de baignades, mais également de sujets autrement plus importants.
Toutes femmes et voyageuses solitaires, nous nous sommes trouvé des points en commun.

Puis lorsque Mario, le gérant de l’hôtel à su que je dessinais, il m’a demandé si je pouvais peindre quelque chose sur les murs de l’hôtel, pour mettre un peu de couleurs. Aussi j’ai dessiné et peint un papillon avec l’aide des filles.
Ce papillon est non seulement une façon pour moi de laisser une trace ici, mais également le symbole d’une belle amitié qui a pris naissance à cet endroit bien précis.






Praia da Sereia

Les plages de Salvador



Pour en revenir à Salvador, cette ville est juste merveilleuse ! La première chose que j’ai ressentie ici, c’est l’impression de faire un saut dans le passé, quelques 60 ans en arrière. Pour vous la décrire rapidement, a Salvador il n’y à pas de grattes ciels, ou seulement très peu et pas très grands, les immeubles ici sont bas et colorés. Quand on marche dans la rue, nos sens s’éveillent: on sent la brise marine nous caresser le visage, l’odeur d’iode, le bruit des vagues, la clameur des vacanciers qui profitent de la plage, les cris des vendeurs sur la plage.






Les plages sont plus belles les unes que les autres, l’eau est turquoise et extrêmement chaude.

Le centre historique : Pelourinho

Parmi les merveilles de Salvador il y a le centre historique. Pour info, Salvador de Bahia à été la première ville du Brésil à pratiquer le commerce d’esclaves, et ceux ci étaient vendus sur la place de Pelourinho lorsqu’ils débarquant des négriers qui les faisaient venir d’Afrique (une grande partie du Nigeria).
Pelourinho est un bijou, absolument magnifique, de belles maisons coloniales aux couleurs vives, classé patrimoine de l’Unesco. Aujourd’hui des milliers de touristes foulent ses pavés sans savoir ce qui se passait à ce même endroit à peine une centaine d’années en arrière….
J’ai également visité le musée Afro-Brésilien, et notamment l’exposition sur les Orixas, divinités africaines dont les croyances sont fortement ancrées dans les traditions bresiliennes.

Points faibles et points forts

Il y a d’ailleurs des choses que j’ai moins aimées ici:




  • Les bus conduisent comme des fous, ils font la compétition avec les voitures dans la rue, doublent par tous les côtés, et surtout vous secouent comme des sacs à patate. Impossible de dormir dans un bus ici. Si par hasard vous arrivez a vous caler suffisamment confortablement, tous les arrêts y a un nouveau vendeur (d’eau, boissons, glaces) qui monte et qui crie à qui mieux mieux. Ah autre chose, pour monter dans le bus, ici c’est par l’arrière qu’on monte!
  • J’ai vu quelque chose qui m’a donné un peu froid dans le dos… Lorsque je visitais Pelourinho, le centre historique de la ville, au coin d’une rue, on a entendu des cris. Une patrouille de police était en train d’embarquer la marchandise d’une vieille dame qui vendait des bijoux artisanaux dans la rue. Pourquoi ? Elle n’avait pas de licence, donc pas le droit. Ici ils n’ont aucune pitié. Ils ont embarqué toutes les affaires de cette vieille femme, qui criait, pleurait et s’accrochait à la camionnette. A tous les coups c’était son seul moyen de subsistance. J’ai eu du mal à reprendre ma visite du centre ville après ça… J’avais un nœud dans la gorge et envie de pleurer.

Mais d’autres que j’ai adoré comme :




  • Au Brésil comme à Bahia, l’art est omniprésent ! On ne peut pas faire deux pas sans tomber sur un Street art, les murs sont colorés et vivants. C’est un vrai plaisir de promener. Mais pas que de la peinture, musique, danse et poèmes font partie de la vie de tous les jours à Salvador.
  • Il y à énormément d’associations de jeunes qui dénoncent les inégalités, des poètes et poétesses de rue, qui parlent des conditions de vie difficile ainsi que des différences raciales au brésil.
  • Et enfin, il y a beaucoup de féminisme, les femmes revendiquent haut et fort leurs droits, et se défendent contre la société machiste. Elles s’assument telles qu’elles sont, avec leurs cheveux crépus, leurs formes voluptueuses, portent des mini jupes quelle que soit leur silhouette. Habituée à la vie en France, et aux diktats de la minceur, a mes débuts au Brésil je n’allais jamais à la plage sans mon paréo, mais petit à petit je me suis rendue compte que les gens non seulement ne jugent pas, mais que c’est totalement l’inverse même de nos diktats de minceur: au brésil les minces sont considérées comme les plus « moches ». J’ai donc appris à m’assumer et aujourd’hui, mon paréo me sert uniquement de turban .
  • Les gens sont incroyablement ouverts et sympathiques, tu peux tout demander à n’importe qui, il ou elle fera tout pour te renseigner. Lors de mes premières heures à Salvador, lorsque j’étais étendue sur la plage, toutes les personnes qui passaient à côté de moi me disaient bonjour, le sourire aux lèvres. J’apprécie vraiment ce côté la. D’ailleurs sachez mes amis , que le brésilien de base à Bahia n’aime les Français!! Pour eux les français sont sales, désagréables et mal élevés… Il y à du travail à faire de ce point de vue je pense 😉 !





6 commentaires

    1. Coucou Cathy, je suis ravie que tu apprécie le voyage virtuel !!! Malheureusement les mots me manquent pour décrire ce que je vis…! Oui, je suis super heureuse d’avoir pu peindre ce mur ! Un petit bout de moi restera la au Brésil 😁 je t’embrasse !

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    1. Coucou ma p’tite Cathy, je suis heureuse que tu aies aimé mon petit article. C’est pas mon meilleur, bien que les émotions aient été intenses. Je viens d’arriver à chapada diamantina… Et c’est encore un énorme coup de cœur !!!! Je te dis donc à très bientôt pour de prochaines photos et vidéos 😘 bisous bisous

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