Une des sept merveilles du Monde Naturel : Foz do Iguazu et Puerto Iguazu

Coucou tout le monde, j’espère que vous allez tous très bien ! Ça fait très longtemps que je n’ai pas tenu à jour mon p’tit blog, je ne saurais pas trop expliquer pourquoi, mais l’envie n’était pas trop à l’écriture dernièrement. J’ai profité de chaque minute de mon voyage, et c’était vraiment génial, mais me revoilà pour vous raconter mon aventure en Argentine.

Je m’étais arrêtée à la fin du Carnaval de Rio, après mon rapide passage par Sao Paulo, direction Foz do Iguazu.

Le parc National d’Iguazu est situé dans la forêt tropicale Amazonienne, à la frontière entre l’Argentine et le Brésil (75% du parc appartient a l’Argentine, 20% au Brésil et 5% au Paraguay). Le parc est reconnu pour ses magnifique Cascades, qui sont au nombre de 275, et s’étendent sur une superficie de 3 kilomètres. Les cascades, absolument gigantesques, déversent un débit de 6 millions de litres d’eau à la seconde, dans un cadre de rêve. Voilà pour ce qui est des infos Wikipédia.

Pour approfondir un peu plus le sujet, le parc d’Iguaçu appartenait entièrement au Paraguay avant la 2nde moitié du 19ème siècle, avant la guerre de la Triple Alliance ; conflit qui opposa le Brésil, l’Argentine et le Paraguay. Le Brésil et l’Argentine s’étant dressés contre ce dernier en raison de sa puissance, de son territoire très étendu et du refus du Paraguay d’accepter une économie de libre échange, leur fermant les frontières et rendant difficiles les transactions commerciales entre eux. Ils déclarèrent la guerre et en 4 ans de conflit commirent un génocide massif contre le peuple paraguayen, qui dut envoyer au front jusqu’à ses jeunes garçons (de 13 à 14 ans). A la fin du conflit, les dommages démographiques étaient considérables, il restait en moyenne 1 homme pour 3 à 4 femmes, et le pays dut attendre plus de 60 ans pour rééquilibrer sa population. Enfin tout ça pour dire le Brésil et l’Argentine se partagèrent une énorme part du territoire Paraguayen, dont la réserve naturelle d’Iguaçu, qui fut partagée entre les deux vainqueurs (L’Argentine gardant Missionnes, et le Brésil le Parana). Cette petite anecdote c’est les Argentins qui me la racontèrent, pendant les longues heures de stop, et j’ai pensé que ça pourrait être chouette de la partager avec vous. Un peu d’histoire ne peut pas faire de mal.

Je suis donc arrivée à Foz do Iguazu en bus, après plus de 25 heures de route, et je dois dire que je n’ai pas forcément été impressionnée. La ville n’a absolument rien d’exceptionnel, de plus je suis arrivée un jour de pluie. Et puis le lendemain j’ai décidé de partir visiter le fameux parc.

Les Chutes côté Brésil

La partie Brésilienne d’Iguazu est vraiment très belle, il s’agît d’une passerelle qui longe la rive du Brésil, offrant une très beau panorama sur les chutes côté Argentine. J’ai adoré sillonner cette passerelle entourée de nature, de beaux papillons, de lézards, et surtout profiter de cette vue incroyable. La fin de la promenade donne sur la partie la plus importante : la Garganta del Diablo, qui est pour moi le centre de cette merveille de la nature. Difficile d’ailleurs de décrire la sensation de puissance, la vibration de cette eau qui se déverse à grands remous au bas de la falaise. Impossible également de passer par là et d’en sortir sec, à moins d’être entièrement plastifié… ce qui n’était pas mon cas. Le climat tropical, ajouté à la vapeur d’eau se charge rapidement de vous hydrater. La vue est juste splendide, on ressent l’énergie incroyable de la nature, et on se sent tout petit ; d’ailleurs attention à ne pas tomber, car pas sûr d’être repêché vivant.

J’ai eu une très bonne expérience du côté brésilien, autant du parc national que de l’auberge de jeunesse dans laquelle j’ai dormi, qui était vraiment belle, accueillante et bien équipée (Hostel Poesia). Le lendemain c’était donc le tour du parc côté Argentine.

La transition Portugais – Espagnol

C’est dont ainsi que s’acheva mon périple au Brésil, et que commença cette magnifique aventure qu’est l’Argentine ! Je ramasse donc toutes mes affaires, prépare mon passeport et prends le bus qui va me faire passer la frontière. Déjà, je note la différence, on change de monnaie : on passe du réal Brésilien au pesos Argentin, et puis on y entend parler espagnol, et ça fait tout drôle !

Il faut se dire qu’en 2 mois et demi de Brésil, j’ai très peu entendu parler espagnol, mes oreilles avaient seulement fini par s’habituer aux acrobaties phonétiques du portugais, mais l’espagnol était loin loin derrière. Pour rentrer un peu dans les détails, au moment ou j’ai décidé de passer plus de temps au Brésil, j’ai commencé à prendre quelques cours avec l’application Duolingo, pour avoir quelques bases, et ne pas me sentir totalement perdue à mon arrivée. Bien m’en a fait, car bien que mes cours n’aient pas été des plus avancés, j’ai néanmoins été apte à me repérer un peu, demander ma route, commander à manger, ou tout simplement tenter de maintenir une conversation basique avec une nouvelle rencontre. ça n’a pas été évident, puisque le portugais n’est pas la langue la plus facile du fait des différents accents (n’oublions pas que le Brésil est un pays gigantesque, et que chaque région à eu sa propre influence coloniale au cours de l’histoire, et donc un accent très diversifié, et parfois incompréhensible). Pendant un bon mois j’ai eu de grosses migraines, car le lobe frontal de ma caboche n’était pas habitué à travailler, puis petit à petit j’ai commencé non seulement à très bien comprendre, mais également à parler le portugais. Bon évidemment, le fait de lire en portugais m’a aidée à développer mon vocabulaire de façon considérable (J’avais acheté un des tomes de Harry Potter en portugais, du fait que je les connais sur le bout des doigts en français, et que ça me rendait la lecture plus facile). La lecture m’ayant déjà aidée à apprendre le français quelques 18 ans auparavant, je savais que cette technique serait efficace.

Pour ce qui est de l’espagnol, j’avais de très bonnes bases, puisqu’ayant grandi en Roumanie, j’ai évolué avec la grande majorité des programmes TV en espagnol (A cette époque, les pays soviétiques n’ayant pas de budget à mettre dans le divertissement, achetaient à bas prix des droits d’émission en Amérique Latine, pour des tenelovelas de type Rosalinda, qui est une série Mexicaine, ou Muneca Brava, qui vient, elle, d’Argentine. Donc toute mon enfance entre mes 5 et 10 ans a été rythmée par ces passions latinas, mon oreille était donc pré-conditionnée. Plus tard, au collège, j’ai commencé les cours d’espagnol, et ça a été assez simple d’apprendre. Cependant après mon bac, en 2010, les occasions de pratiquer n’ont pas couru les rues, et mon espagnol était rouillé, ma grammaire quasi inexistante.

Les Chutes côté Argentine

J’arrive donc en Argentine en bus, et force m’est de constater que le paysage ne change pas forcément : à peu prés le même style architectural, les mêmes chiens errants dans les rues, les mêmes kiosques, seulement tout était écrit en espagnol !!! Je m’installe tranquillement dans un hostel, et j’attends l’arrivée de la senorita Katja, que j’ai rencontré à Rio durant le carnaval, car elle était censée se trouver à Iguazu en même temps que moi, et qu’on à prévu de visiter ce site ensemble. La donzelle arrive en grandes pompes, accompagnée de 2 français : Morgan et Luc, et on se dirige allègrement vers le parque naturel de Puerto Iguazu.

Par chance nous avons bénéficié ce jour là d’une belle journée ensoleillée, et nous en avons donc profité pour sillonner joyeusement les différents sentiers qui s’offraient à nous. De superbes chutes d’eau à perte de vue, et toujours cette puissance monumentale de l’eau qui fait vibrer le sol sous nos pieds, avec en prime quelques surprises : de superbes arcs-en-ciels dans tous les coins.

Ça a été une journée particulièrement intense, riche en émotions et en émerveillements, une journée pleine de oooh et de aaaahhh !!! Un des paysages les plus impressionnants que j’ai jamais vu jusqu’à lors !

Nous rentrons donc à l’hostel, et décidons de nous faire un petit resto pour célébrer notre arrivée en Argentine. Une autre surprise nous attendait : la nourriture ! Après 2,5 mois au Brésil, et malgré la qualité des fruits, la nourriture est loin d’être géniale (la plupart des plats étant frits et donc super gras, je me suis nourrie exclusivement d’açai) j’ai eu la sensation de revivre enfin. La viande en Argentine ne ressemblait plus à une semelle de chaussure séchée comme au Brésil, je crois que j’ai mangé ce jour là à Iguazu, une des meilleures viandes de toute ma vie ! Nous avons donc bien festoyé, bien profité, et bien peu dormi.

J’ai une petite anecdote plus ou moins drôle à raconter, sur ma pire expérience en 6 mois de voyage :

J’ai réserve une première nuit du 20 au 21 mars 2019 dans le 125 Hostel, et je me suis prolongée d’une nuit. Le matin on a raté l’heure de check-out d’une quinzaine de minutes car on s’est pas réveillées avec Katja, et c’est là que la gérante est rentrée dans la chambre en criant de façon super désagréable « check out, check out », et en tapant des mains pendant qu’on était en train de ramasser nos affaires. Avec mon amie nous avons commenté qu’ils n’étaient pas très sympathiques ici et qu’il y avait d’autres façons de faire.

Et puis cette même bonne femme à commencé à faire des allers retours en nous traitant de tous les noms, « boludos de franceses » et « idiotas de franceses » etc etc… Avec Katjs on s’est regardées sans vraiment y croire que c’était de nous qu’elle parlait. On s’est dit « quelle salope » mais impassibles, on a ramassé nos affaires pour partir. Vu que nous avions notre bus qu’à 15h on a demandé si c’était possible de laisser nos sacs à dos à l’hostel et passer les récupérer après, chose que le réceptionniste a accepté en premier lieu, mais c’était avant que la bonne femme revienne en criant elle nous a ouvert les portes et nous a hurlé de dégager de son hostel, en continuant de nous insulter.

C’est la toute première fois de ma vie que quelqu’un se comporte de cette façon avec moi, et ça a été un choc, d’autant plus que j’ai toujours été très respectueuse partout où j’ai été. A moitié ahuries, Katja et moi avons pris nos affaires et sommes parties. En plus ils ont réussi à bloquer l’envoi de mon commentaire sur booking, ainsi que celui de Kit Kat. Je pense vraiment qu’ils sont habitués à bloquer les commentaires négatifs sur le site, ce serait la seule explication pour qu’ils aient d’aussi bonnes notes, vu la façon dont ils se comportent avec leurs clients. Comment vous dire… se retrouver dans la rue, après une telle explosion de colère, la tête dans la derrière après la cuite de la veille, c’était plutôt comique !

Un malheur n’arrivant jamais seul, nous nous sommes débrouillées pour rater notre unique bus de la journée, alors que la gare se trouvait à seulement 400 mètres. Il y a des journées comme celle là où l’on se dit : j’aurais mieux fait de rester au lit.

Et voilà, c’est ici que se termine cette histoire, j’espère que vous aurez aimé!

Je vous dis donc à bientôt pour de nouvelles aventures !

7 commentaires

  1. J’adore lire et voyagé dans le même temps avec toi mon coeur super aventure a iguazu …et tres tres méchante la bonne femme qui vous a chassé du hostel(trebuia sa fiu eu acolo sa o iau de floc…🤔🤔😂😂) je t’aime fort fort

    Aimé par 1 personne

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