Che Boluda, bienvenida en Argentina!

Hola amigos, que tàl ? Comme vous pouvez le voir j’essaye d’être une bonne élève, plus assidue dans mes devoirs maison! J’ai eu une grosse remise en question dernièrement sur le but de cet exercice, et dans quel intérêt je le faisais (vu que je ne prends jamais le temps d’écrire, et c’est souvent en retard que je raconte) et je me suis rendue compte qu’au delà du partage avec les quelques amis qui viennent lire, je le faisais avant tout et surtout pour moi, dans le but de garder sur écrit un maximum de choses de cette aventure). Donc c’est parti pour la suite de l’histoire!

Cordoba Capital

J’en étais donc restée à mon départ de Puerto Iguazu, après cette très mauvaise expérience dans l’auberge de jeunesse: avec Katja on parvient enfin à prendre notre bus pour Cordoba et c’est parti pour quelques 24h de bus… Alors petite parenthèse sur ma perception des distances, je dois dire qu’elle à entièrement changé depuis que je suis en Amérique Latine ! Je veux dire, en France je fronçais du nez si j’en avais pour plus de 2/3 heures de voiture ou de bus, je trouvais ça loin. Mais quand tu es au Brésil ou en Argentine,tu sais, ces pays qui ont la taille d’un continent à eux tout seuls, tu dois vite changer d’avis, car pour relier deux villes relativement proches, tu en as en moyenne entre 9 et 15 heures de bus (mon maximum ayant été 28h pour le moment). Donc t’apprends à prendre ton mal en patience, à ronger ton frein, et surtout à bien charger ta power bank pour pouvoir jouer à Candy Crush ou regarder un film sur Netflix, parce que ces heures là, tu vas bien les sentir, crois moi !

Arrivées à Cordoba, à première vue la ville nous fait bonne impression, et on se dirige cahin cahin vers notre hostel, qui est a une quarantaine de minutes de marche de la gare (sans oublier le backpack, avec nos quelques 15kilos qu’on traine sur le dos). On atterrit dans un hostel pas trop mal, la Casa Artigas, et on se fait octroyer nos lits dans un dortoir de 8 personnes (Je me dépêche de rafler le lit du bas bien évidemment) et on se rend bien vite compte que l’hostel est PLEIN de français… Bienvenue en Argentine !!! On rencontre du coup Jessica (Gertrude, de son p’tit nom qui a un p’tit accent du sud de toulouse plus exactement), et Justine qui vient de Lyon. Sans compter Yacine et Jean (ou JeanJean pour les intimes, enfin pour moi surtout ahahaha). Donc fait chier, impossible pour Kit Kat et moi d’avoir des conversations secrètes, ça parle français partout, fait chier, on a du tous les mettre dans la confidence!

Le tout premier jour à Cordoba, on est parties (sous la pluie) à Alta Gracia, un village à 1h de Cordoba Capitale pour visiter le musée du Che (ancienne maison d’enfance de Ernesto Guevara). Pour la petite histoire, le petit Ernesto était asthmatique étant enfant, et ses parents décident de quitter Rosario, ville ou il est né pour Alta Gracia, car l’air y était plus sec et plus sain (il avait environ 3/4 ans à cette époque). Le musée d’Alta Gracia réunit un tas d’objets ayant appartenu au petit Ernestino, dont une des bicyclettes et une des motos (La Poderosa) avec lesquelles il à écrit ses fameux « Diarios de Motocicleta ». Une belle journée malgré toute cette pluie, on s’est même trouvé un chien de compagnie, notre cher et tendre Empanada, qu’on à rencontré à la Garre Routière et qui nous a suivies jusqu’au musée. D’ailleurs en plein milieu de ma visite, alors que je faisais un tour dans la cuisine, j’entends un p’tit bruit à mes pieds: c’était Empanada, qu’on avait laissé devant l’entrée du musée, (les chiens n’étant pas autorisés) qui s’était faufilé, je ne sais comment jusqu’à moi, et s’était caché sous la table, pour pas qu’on le voie et qu’on le gronde.Il à d’ailleurs fortement embelli notre journée, cette petite boule d’amour, que le cœur brisé nous avons du laisser derrière nous. Ceci allait être notre première déception amoureuse envers la gent canine en Argentine, car il faut dire que le pays entier est plein de toutous abandonnés, de gentils toutous en manque d’amour.

Les jours suivants, avec Gertrude, Juju et Kit Kat, nous nous sommes motivées pour partir à l’aventure, la Sierra de Cordoba étant particulièrement magnifique…. Par malheur, nous n’avons pas réussi à aller plus loin que le resto à coté de la Cathédrale de Cordoba… Du coup ça à été un séjour plutôt culinaire que aventureux, quelques bonnes bouffes, du très bon vin et de petites marches dans le centre ville.

Il faut dire que j’ai beaucoup aimé Cordoba, entre ce magnifique accent chantant qu’ils ont ici (le même que celui de Sabri et Carolina, mes copines de Cordoba, rencontrées à Salvador de Bahia), leur bonne humeur et surtout, SURTOUT l’engagement dans la cause féministe m’ont beaucoup plu! Le jour de notre arrivée j’ai même acheté mon tout premier Panuelito Verde, icone de la lutte pour le droit à l’avortement en Argentine.

D’ailleurs Cordoba c’est bien plus que ça, cette belle ville a été témoin d’un grand nombre d’atrocités commises ici.

Saviez vous que de 1973 à 1983 en Argentine le pays était sous dictature militaire ? Saviez vous que 30 000 personnes ont « mystérieusement » disparu (et sans compter les assassinats officiells).
Parmi ces 30 000, des femmes enceintes, qui ont donné la vie en captivité… Le fruit de leurs entrailles leur à été volé et été donné à de hauts dignitaires, puis elles ont été torturées et assassinées.
Organisées en une ONG, les « Abuelas de la Plaza de Mayo » les mères des disparus, et grands mères des petits enfants volés réclament depuis lors les 500 bébés dérobés par la dictature, de même qu’une réponse sur ce qui est arrivé à leurs enfants…

J’ai également été visiter le centre de détention clandestin de Cordoba, où ont eu lieu un grand nombre de kidnappings, tortures et assassinats d’opposants politiques au régime dictatorial. Je ne vous cache pas le choc que j’ai éprouvé… Cet endroit est vous prend aux tripes et vous retourne à l’envers, j’ai fondu en larmes à la vue de cette famille entière assassinée, les parents ainsi que les deux petites filles ! La nausée est vite suivie par la rage puis la tristesse… En sortant j’étais émotionnellement vidée, je connaissais l’histoire pour l’avoir étudiée en cours, mais me trouver en ces lieux, ça a rendu la chose plus réelle… J’ai remarqué durant les 4 mois qu’a duré mon périple en Argentine que la dictature militaire a laissé pas mal de cicatrices dans le cœur des argentins…

C’est à peu près tout pour Cordoba, Katja et moi abandonnons Cordoba pour Mendoza, le pays des vins !

Mendoza: le pays du bon pinnard

Aprés quelques 20 autres heures de bus, rien de moins, nous arrivons à Mendoza, région surtout reconnue pour ses bodegas qui produisent le meilleur vin d’Argentine.

Au programme pour notre première journée: balade à cheval, asado (le fameux barbecue traditionnel argentin) et bien évidemment du bon vin. Journée somme toute très agrèable, balader dans la steppe, sur le dos d’une pouliche qui passe son temps à renifler les cacahuètes de l’étalon de devant après tout est une expérience à vivre au moins une fois dans une vie ! Quand l’ingrate refuse d’avancer sans son dulciné, mais se met en colère quand une rivale essaye de prendre sa place, et s’en va au galop, en abandonnant quasiment sa charge derrière elle… c’est mignon pas vrai ! Pour elle plus que pour moi, sans aucun doute. Mais tout est bien qui finit bien, nous rentrons, mangeons, buvons et rentrons bien sagement à l’auberge de jeunesse.

C’est comme ça que s’écoulent lentement les quelques jours de notre séjour à Mendoza, et ce jusqu’au jour de mon anniversaire: le 1er Avril, non c’est pas une blague.

Pour bien fêter l’évenement nous décidons de faire un tour touristique, les bodegas en bicyclette pour tester les différents vins. C’est simple, on est munies d’une carte indiquant une vingtaine de bodegas, ainsi que de 2 vélos, une journée pour en faire le plus possible. Avec Katja nous partons dons, direction la plus lointaine. Le parcours est assez marrant puisque la rue est du genre « abîmée » mais ça nous fait bien rire; Nous arrivons donc à la 1re bodega, et on constate des travailleurs à la cueillette a l’entrée. Curieuses, on décide d’aller voir comment ça marche (faut dire que le papa de Katja est Vigneron et que du coup elle est née le verre à la main… non je rigole, elle a commencé les cuites à 3 ans) et finalement nous finissons dans la rangée un sécateur a la main en train de cueillir le raisin. Le proprio est amusé de voir 2 petites européennes en train de cueillir dans sa vigne et il se prend au jeu, nous prend en photo et nous invite à boire un verre.

Alors autant vous dire que sur les 20 bodegas à visiter, on à réussi à en faire … 2 !!! On est d’une efficacité incroyable Katja et moi. Et pour couronner le tout, Kit Kat à même réussi à crever le pneu de son vélo sur le chemin du retour. Je ne vous raconte pas le fou rire que je me suis pris à la voir approcher à 1km/h avec son vélo crevé, vous ne comprendriez pas!

Voilà un anniversaire mémorable, dont je garde pour moi quelques détails croustillants, comme la recherche désespérée du vélo dans une auberge de jeunesse à 1h du matin… Un peu de pudeur quand même, je sais Katouch, tu me remercieras plus tard !

C’était tout pour le moment les amis, je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures !

Bisous Bisous

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